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Un internaute RDC alerte : Les opposants RDC peuvent être devenus une partie du problème de la crise congolaise

CONVERSATION MESSENGER AVEC UN INTERNAUTE DE GOMA.

LUI :

Bonjour. Tu as certainement suivi tout dernièrement la condamnation de Jean-Pierre Bemba sur la subordination des témoins. Quelle est ta lecture de l’événement ?

MOI :

C’était bien prévisible. Depuis son acquittement en juin dernier, j’étais loin de me jeter dans l’euphorie des congolais. J’attirais déjà l’attention de mes compatriotes sur les dessous de cette libération et la possible instrumentalisation de Bemba pour donner du crédit à un Kabila en mal de confiance dans l’opinion publique auprès du souverain primaire et des partenaires internationaux. On a eu tort de croire que Bemba eût été libéré pour servir d’alternative démocratique à Kabila. Si c’était le cas, les juges de la CPI n’auraient pas laissé planer sur lui cette accusation de subordination des témoins après son acquittement.

LUI :

Mais finalement cette condamnation pour subordination des témoins jouerait en faveur de quel camp ?

MOI :

En sachant à quel point la CPI est instrumentalisée par des puissances occidentales et des lobbies affairistes, la condamnation de Bemba pour subordination des témoins devient un signal très important pour les congolais à propos du jeu éminemment politique qui se joue au haut niveau sur le destin futur de notre pays. Placée le 17 septembre 2018, soit deux jours avant la clôture d’examen des candidatures et de recours à la cour constitutionnelle, cette condamnation exclut ipso facto de la course présidentielle un Bemba trop populaire et encombrant en vue de faciliter un autre candidat moins aimé par les congolais mais coopté de gré ou de force par ces puissances qui manipulent les leviers du pouvoir de ce vaste pays. Lequel ce candidat putatif? C’est sur ce point que doivent se focaliser nos réflexions pour pouvoir dessiner l’avenir proche de ce pays ?

LUI :

Mais lequel selon vous ?

MOI :

Beaucoup de signaux ont été donnés dans un passé récent Croyez ce que vous voulez mais quelque chose me dit que Kabila n’est pas totalement abandonné par tout le camp occidental et qu’il n’a pas encore dit son dernier mot sur ses ambitions politiques personnelles.

Qu’il ait choisi Emmanuel Shadary comme son dauphin serait de notre part une grave erreur d’appréciation des enjeux politiques actuels. Ce titre de dauphin comme successeur présumé de Kabila peut cacher beaucoup de zones d’ombre. Le président du sénat, Kengo wa Dondo, peu disert de nature, nous a mis la puce à l’oreille lorsque dans son interview à la RFI, il affirmait de sa propre bouche : « Si Ramazani est élu, il n’est pas dit qu’il pourra achever son mandat » et d’ajouter cette petite phrase assassine : « Kabila va revenir après pour rester autant qu’il veut ». Ces confidences de Kengo doivent nous être précieuses dans la mesure où elles nous fixent désormais sur la raison pour laquelle Kabila s’adressant à ses pairs africains réunis à Windhoek leur disait : « A bientôt » en lieu et place d’un « Adieu » ferme. Ne soyons pas amnésiques. Il y a, à mon avis, un fil logique entre toutes ces déclarations.

LUI :

Pour passer du coq à l’âne, pourquoi le pouvoir de Kinshasa est-il toujours en colère lorsqu’il y a des rencontres des hommes politiques belges avec les politiciens angolais ?

MOI :

Le contexte de tensions entre la Belgique et la Rd Congo qui a abouti sur la fermeture de la maison Schengen et le consulat d’Anvers a fait de Bruxelles la plaque tournante des actions de déstabilisation du pouvoir de Kabila. Les officiels belges sillonnent le monde pour mettre en place une ligue anti-Kabila. Dans ces conditions, il est évident que Kabila a peur de ne plus pouvoir contrôler le cours des événements et de pouvoir être poignardé dans le dos. Pour parer au pire, il a choisi d’envoyer ses vuvuzelateurs (Mende, She Okitundu et Thambwe Mwamba) sur des plateaux de télévision et dans d’autres tribunes de presse pour déployer l’argumentaire du souverainisme contre cette ligue.

La vérité est que Kabila sait qu’il est hors mandat constitutionnel depuis 2016 et que, des manœuvres en manœuvres ayant duré deux ans, plus personne à l’heure actuelle ne se fait d’illusion sur sa volonté d’appliquer l’alternance démocratique et de faire la passation du pouvoir par des voies démocratiques. Chaque partenaire du Congo en a tiré les conséquences. Tous sont unanimes que cet acteur politique ne pourra partir du pouvoir que par des méthodes fortes. S’il se vérifie que la visite de Didier Reynders à Luanda et Brazzaville s’inscrit dans la perspective de ces méthodes fortes pour déloger Kabila, alors c’est obvie que ce ne soit pas de nature à laisser Kinshasa tranquille.

LUI :

Que se passerait-il dans les prochains jours dans le cas où passait président quelqu’un qui ne serait pas issu de la famille présidentielle ? Que sera le sort du pouvoir de l’occupation ?

MOI :

Dans le contexte actuel du processus électoral avec une Ceni caporalisée, une justice inféodée au régime et une cour constitutionnelle taillée sur pièce pour conforter les ambitions de PPRD, il est difficilement envisageable qu’un opposant congolais puisse gagner ces élections. Dans le contexte actuel d’occupation de notre pays, les élections constituent le moyen le plus faible pour reconquérir la libération du Congo et défaire les fondations du pouvoir d’occupation auquel tu as fait allusion et qui contrôle tout le jeu politique dans notre pays. Mieux vaut ne pas rêver et garder des pieds sur terre.

LUI :

Mais le contexte actuel des négociations secrètes qui semble faire pencher la balance en faveur du peuple contre Kabila, qu’est-ce qui adviendrait si Kabila continue de s’entêter contre vents et marées ?

MOI :

Beaucoup de signes démontrent l’entêtement de Kabila contre le peuple congolais, contre les institutions du pays, contre la loi fondamentale et voire même contre certains de ses parrains occidentaux. Rien qu’à lire le dernier communiqué du Ministère des Affaires Étrangères avec la menace du retrait de la RDC de la CPI, l’on peut se faire une idée de l’acharnement pathologique avec lequel cet homme tient à garder les rênes du pouvoir.

LUI :

Mais dans ce cas d’acharnement jusqu’auboutiste, que se passera-t-il ?

MOI :

Il nous faut avant tout nous demander si c’est bien là un acharnement à titre personnel ou par service commandé. Il faut d’abord nous fixer si cette obsession de Kabila pour le pouvoir ne trouverait pas un quelconque appui auprès de ceux-là mêmes qui donnent l’impression de l’attaquer sur la place publique juste pour amuser la galerie et surprendre les congolais à la dernière minute.

Dans le cas où Kabila s’acharnerait à titre personnel, alors il faille envisager trois hypothèses dans la suite des événements au Congo de Lumumba.

Dans la première, Kabila mettra en exécution sa politique de terre brûlée, plongeant à feu et à sang tout l’Ouest du Congo et surtout la capitale congolaise qui se veut le siège des institutions et le centre névralgique de l’imperium politique congolais. Ce qui serait la suite logique de tout le surarmement de ses forces militaires et des nombreuses milices dans la ville et aux alentours de la capitale sur lesquelles nous avons lancé de nombreuses alertes.

Dans la deuxième hypothèse où les tensions politico-sociales montaient au créneau, les forces coalisées de la SADC s’allieront à l’Angola qui, par peur des effets collatéraux de la déflagration du grand Zaïre sur sa sécurité intérieure, se décidera de marcher militairement sur Kinshasa par la porte du Kongo Central ou du Kassai. Kabila se sentant infériorisé dans ce nouveau rapport de force, se repliera alors dans son fief de Kalemie dans la province de Tanganyika où il a déjà commencé à mettre en place de très grandes infrastructures aéroportuaires et navales depuis deux années déjà.

Fort de cette position stratégique où il peut s’assurer de l’appui logistique de son allié burundais Pierre Kurunzinza et de la Tanzanie, son second pays d’adoption outre le Rwanda natal, ces deux précieux alliés qui se trouvent juste de l’autre coté du Lac Tanganyika, il pourra exploiter cette base-arrière pour lancer des hostilités si pas pour reconquérir Kinshasa du moins pour couper le riche Katanga du reste du pays.

Dans la troisième hypothèse, enfin, son mentor rwandais constatant que Kabila devient plus gênant qu’utile à son plan d’occupation du Congo, activera un de très proches collaborateurs de la ceinture de sécurité de Kabila pour l’éliminer physiquement comme ce fut le cas de Mzee Kabila ou pour lui faire subir le sort de Bosco Tangana, à savoir le faire arrêter et le livrer carrément à la CPI. Une arrestation qui du reste ne changera pas le tableau de politique intérieure congolaise d’autant plus que Kagame sous les ordres de ses mentors aurait réussi à changer uniquement la tête sans modifier d’un iota toute la mécanique du système d’occupation du Congo.

LUI :

Mais donc si je comprends bien le retrait de Kabila au Tanganyika signifierait la partition du pays ?

MOI :

C’est un peu cela. Ce sera un remake du projet de Moïse Tshombe qui avait proclamé l’indépendance du Katanga le 11 juillet 1960 sauf que dans ce nouveau contexte de 2018, il y a un grain de sable en défaveur de Kabila dans ce sens que les katangais ne font plus chorus autour de sa personne. Au contraire la province se retrouve profondément divisée entre deux leaderships. Une partie derrière Kabila, une autre derrière Katumbi. Et au nom de leurs ambitions politiques personnelles, ces deux hommes politiques sont désormais prêts pour l’option militaire en vue d’en découdre avec l’adversaire et l’unité sacrée du pays.

Une autre donne très importante, c’est au niveau les alliances de chacun avec la Troïka occidentale qui depuis 1960 avec Tshombe, a toujours eu le dernier mot sur le contrôle de cette province riche en minerais stratégiques. Malgré les apparences du penchant de cette troïka en faveur de Katumbi, nous devons rester très prudents sur cet occident qui nous a habitués à taper du poing sur la table tout en négociant en secret avec la même personne qu’il vilipende sur la place publique. Ni Bruxelles ni Washington n’agissent en fonction des intérêts du peuple congolais. Ils s’investissent à pérenniser le système de prédation mis en place depuis l’Acte de Berlin et renforcée par eux depuis l’arrivée de l’AFDL.

LUI :

Je me rappelle ce que tu m’avais dit la fois passée que dans la politique tout peut arriver.

MOI :

Oui en effet. Toutes les cartes sont sur la table et aucune position n’est figée. Mais il faut rester très vigilant. Car dans le cas du Congo, ce changement risque d’être de surface jusqu’au point de dire avec l’écrivain et homme politique italien, Giuseppe Tomasi de Lampedusa : « Il faut que tout change pour que rien ne change ». Tant que les dispositions constitutionnelles pour un État de droit resteront bafouées, tant que resteront non tenues les promesses d’égalité de chance, d’éradication de pauvreté excessive et les effets ségrégatifs d’un système qui continue de chosifier l’homme congolais, tant que les décisions sur le destin du Congo seront prises par des non congolais, notre peuple ne trouvera jamais son compte. L’on va continuer à tourner en rond ou dans le pire des cas, perdre de plus en plus le contrôle de notre pays et de sa gestion future.

LUI :

Mais des opposants réunis tout dernièrement à Bruxelles, peut-on attendre

quelque chose de décisif de leur union sacrée ?

MOI :

Comme quoi par exemple ?

LUI :

Comme par exemple qu’ils réussissent à monter un plan pour mettre Kabila à genoux.

MOI :

J’espère que tu as lu le communiqué final de leur rencontre. Personnellement j’ai beau le parcourir dans tous les sens et auditionner le point de presse animé par Vital Kamerhe à l’issue de cette rencontre, tout me parait comme une tempête dans un verre d’eau. Je ne vois trace d’aucune stratégie de combat politique capable de neutraliser Kabila et son régime.

Je tiens à rester sincère avec toi. Comme je l’ai maintes fois dit les jours passés, je n’attends rien de ces opposants congolais et encore moins de leur dernière rencontre de Bruxelles qui du reste n’a pas été convoquée par eux et dont, tiens-toi bien, le cahier des charges a été dicté par des politiques étrangers.

Ceci dit, je trouve qu’il y a bien trois raisons pour douter de l’efficacité de cette opposition congolaise dans la gestion de grave crise politique que traverse notre pays.

Primo, nous nous retrouvons bel et bien en face à une opposition avec un profil atypique ( la plupart de ses membres ayant été des très proches alliés de Kabila convertis miraculeusement en opposants), des politiciens sans grande vision pour l’avenir du Congo et sans un puissant idéal commun pour libérer le Congo de la situation humiliante dans laquelle l’ont plongé les faux libérateurs de l’AFDL. Chacun de ces opposants détient son petit agenda caché et du coup, se rend incapable de pouvoir privilégier l’intérêt supérieur de la Nation en grand danger. Ils se mettent à aboyer contre la CENI pendant que le MLC, l’UNC, l’UDPS etc. ont bel et bien des représentants au sein de cette institution. S’ils ne réussissent pas à faire entendre leur voix, pourquoi ne retirent-ils pas leurs délégués de cette Ceni qui travaille clairement pour Kabila et sa famille politique? Qu’ils arrêtent de se plaindre à tout bout de champ. Ils sont bel et bien partie prenante de cette fraude massive en gestation.

Ils annoncent depuis des mois une candidature unique de l’opposition pendant que les déclarations des uns et des autres prouvent le contraire. Nous nous retrouvons devant des soi-disant opposants caractérisés doublement par des egos surdimensionnés et un total vide stratégique.

LUI :

Tout à l’heure tu parlais de trois raisons. Et quelles seraient les deux autres ?

MOI :

En effet, j’y arrive ! L’autre raison tient justement à l’erreur monumentale commise par les opposants congolais d’adhérer au programme de dépôt de candidature aux élections présidentielles sans que fussent d’abord réalisés tous les préalables posés dans l’Accord de la Saint Sylvestre. Le faisant, tous ces opposants sont tombés dans le piège de Kabila. Ils ont donné une caution à une Ceni qui n’est ni transparente ni libre. Ils ont de ce fait accepté de jouer le petit sale jeu de Kabila de vouloir conserver le pouvoir.

Certains d’entre eux ont déjà commencé à pleurnicher pour n’avoir pas été validés. Puis curieusement les petits restes qui ont été validés ne tirent même pas les leçons de la manœuvre politique de Kabila. Ce dernier sait qu’il a le pouvoir d’invalider tout candidat, fût-il de celui de l’UDPS ou de l’UNC, à n’importe quel moment avant la publication des résultats. Il sait aussi qu’il n’y a pas d’élections sans un challenger crédible. Il en fabrique alors à son gré : Jean-Pierre Bemba en 2006 ; Étienne Tshisekedi en 2011. Le choix semble être porté sur Félix Tshisekedi en 2018 avec le même rôle de servir de disjoncteur à un pouvoir en mal de légitimité.

LUI :

Vous êtes vraiment sûr de ce que vous affirmez ?

MOI :

Crois-moi, après le 23 décembre prochain, tu mesureras la portée de ce que je te dis. L’on pourra s’attendre à ce que les jérémiades de Bemba et de Katumbi se généralisent à celles des autres opposants lorsque la kabilie se décidera de proclamer comme à ses habitudes ce qui n’est point le verdict des urnes pour la simple raison que son camp contrôle tout : du fichier électoral à la Ceni qui doit proclamer les résultats et à la cour constitutionnelle qui est chargée de les valider…

Sache bien que le régime de Kinshasa, c’est lui qui choisit les opposants qu’il juge flexibles pour faire passer son candidat Shadary. Le résultat des élections semble donc déjà connu d’avance.

La troisième raison enfin tient au lieu même de la rencontre à Bruxelles et à la nature de parrains qui sont au four et au moulin pour l’organisation de cette rencontre qui a tout l’air d’un Genval II. Que personne n’ignore de quelle manière les belges et leurs alliés (qui sont les « créateurs » de Kabila et en ont fait le petit roi) avaient réussi à noyauter Étienne Tshisekedi à Genval en l’entourant des opposants atypiques qui semblaient encore travailler pour Kabila.

Quand bien même serait opérationnelle à Bruxelles une ligue anti-Kabila, tout esprit averti sait que le monde politique belge n’est jamais consensuel sur le cas du Congo. Il est divisé en deux camps qui s’empoignent au nom des intérêts qui leur sont propres. Le zèle actuel de la Belgique ne doit pas nous faire dormir sur nos lauriers. Chaque fois que la Belgique veut imprimer son agenda personnel, il invite les politiciens congolais à se réunir à Bruxelles pour jauger leurs pensées sinon leur imposer de force et son projet politique qui n’est pas celui du peuple congolais. Et pour animer son projet, elle met en avant des acteurs qui s’avèrent bien souvent des fossoyeurs attitrés de notre pays.

Cette dernière réunion de Bruxelles tout comme celle tenue avant-hier mardi 18 septembre 2018 à Johannesburg nous rappelle les manœuvres concoctées à une autre rencontre tenue jadis à Bruxelles en 2001 pour créer le cadre de la formule 1+ 4 qui se verra entérinée à Sun City en Afrique du Sud et plus récemment celle de Genval où le peuple s’est vu rouler dans la farine via des manœuvres politiques s’inscrivant contre les aspirations profondes du peuple. Les choses semblent se répéter et, pour tout dire, ces opposants sont plutôt devenus une partie du problème de la crise congolaise dans la mesure où, grâce à leurs erreurs à répétition, ils font le lit de l’ennemi du Congo. Ils travaillent plus au statu quo actuel qu’à la défense des intérêts vitaux du Congo et de sa souveraineté inviolable.

LUI :

Je le pense aussi, bien hélas !

Via Germain Nzinga

CONVERSATION MESSENGER AVEC UN INTERNAUTE DE GOMA. LUI : Bonjour. Tu as certainement suivi tout dernièrement la condamnation de Jean-Pierre Bemba sur la subordination des témoins. Quelle est ta lecture de l’événement ? MOI : C’était bien prévisible. Depuis son acquittement en juin dernier, j’étais loin de me jeter dans l’euphorie des congolais. J’attirais déjà l’attention de mes compatriotes sur les dessous de cette libération et la possible instrumentalisation de Bemba pour donner du crédit à un Kabila en mal de confiance dans l’opinion publique auprès du souverain primaire et des partenaires internationaux. On a eu tort de croire que…

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