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Le problème en RDC ne se situe pas au niveau des machines, ni logistiques , mais bien au niveau des hommes et des institutions censées gérer nos élections.

A tous ceux qui, des Nations Unies ou de la RDC qui pensent que notre problème c’est la machine à voter;
A tous ceux d’ici comme d’ailleurs qui pensent que notre problème ce sont les 10 millions d’électeurs fictifs à élaguer à deux mois des prochaines élections censées sauver le Congo;
A nous tous politiciens pressés de remplacer ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui;
A nous tous des mouvements citoyens, de la société civile et des organisations parrainées par des hiérarchies d’églises;

Le peuple congolais rappelle:

1. En 2006 ,sans machine à voter, Joseph Kabila qui n’a pas gagné les élections a été proclamé vainqueur à bord d’un véhicule des Nations Unies. Le vainqueur de ces élections a perdu des années de sa jeunesse à la Haye sous le regard complice des mêmes Nations Unies auxquelles nous voulons, encore aujourd’hui, convier notre demain commun.

2. En 2011, toujours sans machine à voter, la fraude a été manifeste et reconnue par tous les observateurs, même ceux de notre puissante église catholique. Mais pour la communauté internationale, la fraude n’a pas eu d’impact sur les résultats.
Indignée, l’église catholique de Kinshasa a protesté en lançant les manifestations pour la vérité des urnes. Dieu seul sait si son église au Congo a parlé d’une seule voix!

3. Non! Aujourd’hui comme hier, notre problème ne se situe pas au niveau des machines, ni logistiques les plus sophistiquées, mais bien au niveau des hommes et des institutions censées gérer nos élections.
Le peuple congolais peut faire confiance aux machines et autres subterfuges pour organiser les élections; mais ce peuple n’est pas dupe. Il sait que les élections libres et transparentes ne sont possibles que lorsque les hommes, les femmes, les institutions et le régime qui les organisent ont la confiance des électeurs.

Ce n’est pas le cas en RDC.

4. Nous voulons des élections transparentes et crédibles comme les uns et les autres, nationaux comme étrangers, l’affirment des bouts des lèvres; mais nous ne savons pas, en tant que peuple souverain, comment y arriver.
Nous avons au moins une certitude : ni les Congolais au pouvoir, ni encore moins les divers acteurs des Nations Unies ne nous sortiront de ce bourbier.

Comme tous les peuples du monde en pareille situation, nous devrons continuer à nous secouer jusqu’à la victoire finale. Nous n’avons pas de choix.
Je me trompe sans doute; mais je suis de ceux à qui on a jamais appris à avoir peur de se tromper!

Thierry Nlandu Mayamba
Membre du CLC

Sorry pour les mistakes tout au long de cette réflexion.

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