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La Chine arrête deux Canadiens en Chine en représailles contre Washington et le Canada

Dans son jeu de prédilection, l’Amérique joue le puissant en ouvrant des hostilités. Et la Chine n’a fait que réagir. D’abord, elle arrête en Chine même Michael Kovrig, un ex-diplomate canadien. Il travaille en pour ICG, le centre de réflexion Internationale Crisis Group. Quelque temps après, la Chine arrête un second Canadien, Michael Spavor. Elle le suspecte « d’activités menaçant la sécurité nationale ». Les uns diront que ces Chinois sont culottés.

Alors, parle-t-on ici de mesure de représailles de la Chine, comme la presse occidentale en fait l’écho, ou il s’agit, et c’est moi qui l’affirme, d’une démonstration de puissance de la Chine, de sa capacité à poser les mêmes actes que l’Amérique s’est toujours réservé seule à poser dans un monde qui fut hier encore sous l’influence de son fameux « exceptionnalisme ». C’est un signal qui peut aussi attester que ce monde a bel et bien changé. Il n’est plus ce qu’il fut hier. Dans quelques jours, nous entrons en 2019. On peut affirmer sans risque d’être contredit que notre monde entre définitivement en mode multipolaire. Désormais, il y aura plusieurs, et non un seul, pôles de pouvoir et d’influence. Le geste de la Chine ressemble également à une invitation lancée à l’Amérique de revoir à la baisse ses prétentions. Et tout cela se passe sous nos regards quelquefois hébétés et distraits. Le comble, c’est que notre comportement vis-à-vis et de la Chine et des USA ainsi que des autres ne suit pas la mutation du monde quand j’entends quelques-uns à se complaire, et la justifier même, dans la dépendance.

En fait, pour le mieux dire, les États-Unis dans l’histoire n’ont jamais négocié, pas à ce que je sache, dans une position de faiblesse. Sauf quand ils sont vaincus, au Vietnam par exemple avec Hô Chî Minh. Je mets quiconque au défi de prouver le contraire. Bush père l’a exprimé d’une manière quand les USA ont abattu un avion iranien et tuant 290 passagers, dont 66 enfants. Sa réponse à un journaliste fut on ne peut plus claire : « I will never apologize for the USA. I don’t care what the facts are » (Je ne m’excuserai jamais pour les États-Unis. Peu importe les faits). Ce qui m’intéresse plus, c’est la posture des Asiatiques. Mais ces gens forment une autre école. L’arrestation de deux Canadiens par la Chine conforte les déclarations du professeur Andrej Fursov, directeur du Centre d’études russes à l’Université des sciences humaines de Moscou et membre de l’Académie internationale des sciences (Munich), qui, parlant de la Chine, déclarait, et je cite : « Pour la première fois, l’élite Anglo-américano-juive, qui s’était formée au cours des derniers siècles et est devenue une conquête organisationnelle historique de l’Occident, a été confrontée ici à un adversaire mondial d’un genre non-occidental (car la direction de l’URSS était la transposition d’un projet de gauche de l’Occident, d’un jacobinisme de l’époque moderne). Par ailleurs, le segment européen de l’élite occidentale se trouve en face d’un segment chinois pas moins ancien et peut-être même plus ancien, d’où il reçoit aussi l’expérience historique. Orienté tout autant vers les valeurs matérielles, le commerce et l’argent. Mais ayant encore l’esprit très aventureux, car à l’évidence les Chinois ont leur propre système criminel mondial. Le but de l’Occident : voir tomber la Chine, la séparer des sources d’approvisionnement en matières premières et l’étouffer technologiquement. La mafia chinoise est probablement encore un peu plus violente que l’Italienne… ». Dans ce nouveau monde, où sommes-nous alors que des faits nous avertissent et invitent à une mutation. Je rejoins Mbombog Mbog Bassong qui, s’exprimant sur ce même mur de Facebook, insistait sur la création des confréries noires et africaines.

Ma conclusion est qu’il n’y a ni leadership ni leaders ,là où , comme au Congo, il y carence de caractère, de personnalité, de vision, d’audace et d’audacité. Des individus parlent plus d’eux-mêmes, et on laisse la jeunesse la jeunesse congolaise chanter les gloires des uns et des autres sans qu’elle ne scande le nom du Congo. Quand sera-t-il question du Congo?

Likambo oyo eza likambo ya mabele

Mufoncol Tshiyoyo
MT & Associates Consulting Group

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